Deux ans. C’est le temps qu’il aura fallu aux équipes de Nadi Solutions pour refondre entièrement leur application de production de documents et rapports liés aux fonds d’investissement. La société a choisi de repartir d’une page blanche afin de proposer au marché une solution innovante répondant au mieux aux enjeux des utilisateurs. “Avec, pour clé du succès, une totale collaboration entre équipes de développement et experts métier, autour de grands principes différenciateurs.

Article publié dans le dossier dans l'édition de décembre 2018 d'AGEFI Luxembourg.

« Entre les années 2010 et 2015, l’ancienne version de l’application permettait la production de documents de manière semi-automatisée, mais présentait quelques lacunes importantes, liées notamment à son niveau élevé de technicité ou encore les difficultés à la faire évoluer au rythme du marché, commente Steve Verlinden, COO et Product Manager de Nadi Solutions. Avec le nouveau logiciel nadi, notre souhait est d’apporter sur le marché une solution novatrice, intuitive et flexible de création de documents et rapports couvrant le cycle de vie d’un fonds d’investissement, au plus proche des attentes des utilisateurs ». 


Allier expertise métier et compétences technologiques de pointe 

Afin de garantir sa pertinence vis-à-vis du marché, l’équipe de Nadi Solutions s’est réorganisée, permettant ainsi une collaboration maximale entre les différents métiers. L’enjeu était de remédier aux écueils de la version précédente mais, plus que cela, d’apporter une solution innovante avec, en guise de fil rouge, la simplicité de la production et la satisfaction du client.

« Pour cela, nous avons donné la parole aux experts du métier des fonds et du reporting et avons rassemblé des compétences informatiques à la pointe de la technologie, commente Thomas Veneziano, Product Owner au sein de l'entreprise. Le principe était simple, le métier devait définir les besoins à mettre en œuvre, l'équipe Produit en assurait la traduction en termes de fonctionnalités et l'informatique devait trouver le meilleur moyen de les développer ».


Mobiliser les équipes autour de grands principes fondateurs 

La démarche semble relever du bon sens. Toutefois, les professionnels du secteur numérique confirmeront que l'approche n’a rien d’évident. Elle implique en effet une entière collaboration entre les experts métier et l'équipe de développement : Les uns et les autres doivent pouvoir s'écouter, se comprendre et travailler en poursuivant un but commun. « Nous avons mobilisé les personnes engagées dans ce projet autour de grandes valeurs et principes fondateurs, qui devaient porter la vision du produit et nous permettre de nous différencier sur le marché, poursuit Thomas. Nous avons réorganisé les processus selon les principes des méthodes agiles, avec des cycles de développement courts, permettant de laisser l'informatique proposer des solutions innovantes aux besoins exprimés et de valider en continu l'adéquation de l'application aux attentes des utilisateurs ».


1. Une solution unique pour tous les documents

Comme premier principe directeur, nadi s’est fixé comme objectif d’offrir la possibilité aux utilisateurs d’établir et gérer l’ensemble des documents et rapports liés à la vie d’un fonds, quelle que soit la nature de celui-ci, au départ d’une solution unique. « Nous voulions que l’outil automatise aussi bien la production d’un rapport d’activité qu’un KIID, un prospectus ou un rapport annuel, et ce à partir d’une même source de données, explique Steve. Nos clients ne doivent donc pas investir dans différents produits pour gérer tous ces besoins. De plus, ils ont la capacité d’accroître drastiquement la cohérence aux travers de tous leurs documents. »


2. Offrir à l’utilisateur un maximum d'autonomie

Le deuxième principe directeur était de recourir à la technologie pour éviter que les utilisateurs n’en deviennent dépendants. « Pour effectuer la moindre petite adaptation à travers l’ancienne version, il fallait faire appel à une équipe de développement. Pour la nouvelle version, l’idée est de rendre les utilisateurs complètement autonomes, explique Thomas. La flexibilité est maximale et se traduit jusque dans le code de l’application. Le logiciel est écrit de manière à permettre à l’utilisateur de réaliser ses propres adaptations, à sa guise. Quand, par le passé, il fallait mettre en œuvre un projet de développement pour répondre à une adaptation réglementaire, les utilisateurs peuvent désormais la réaliser directement, par un paramétrage simple de l'application, en quelques heures, tests compris ».


3. Un outil central et automatisé, à partir duquel on peut gérer l’ensemble des démarches

Faire en sorte que l’ensemble des démarches puisse être géré sans sortir de l’environnement de la solution constitue la troisième valeur fondamentale rassemblant l’équipe en charge du développement. « L’idée est que tout soit centralisé en un point, que toutes les données soient au cœur de l’application, afin de faciliter les processus depuis leur traitement jusqu’à la production du document final, souligne Steve. De cette manière, on évite la multiplication des versions des documents. En s’assurant d’utiliser les mêmes données sources pour la production des différents documents, on peut éviter les erreurs et garantir la cohérence des rapports. »

En suivant ce principe, tout en respectant les deux premiers, nadi enrichit progressivement sa solution en permettant à des intervenants externes, comme les auditeurs, les distributeurs ou les traducteurs, de mieux travailler ensemble. « Avec une seule solution, on peut tout tracer, mais surtout grandement faciliter la collaboration entre les acteurs intervenant dans les étapes de production. Il suffit d’importer la donnée pour que les documents soient automatiquement générés. On peut ensuite les vérifier et les modifier au besoin, directement dans l’application. Tout peut être très simplement automatisé. Les auditeurs ou les clients peuvent également se connecter à l’application afin de revoir ce qui a été produit par l’application et peuvent y inclure leurs propositions de commentaires tout en communiquant via la plateforme de reporting », assure Steve.


Mieux collaborer pour créer de réels avantages

Ces grands principes fondateurs ont façonné la vision qui soutient l’application. Et c’est la collaboration entre les équipes en charge du développement et les experts venus du métier des fonds qui est à la base du succès de la refonte de l’application. « Tout le monde adhère à ces idées, pour mieux construire une solution nouvelle ensemble, poursuit Thomas.

Chaque besoin formulé par le métier est transformé en fonctionnalité par l'équipe Produit en suivant ces grands principes. On s’y réfère en permanence, dans le développement de base et l’enrichissement de la solution. A la fin, c’est l’expert qui est invité à valider la fonctionnalité. La force de la démarche réside dans la volonté de travailler avec le métier et pour lui, de tous partager la compréhension des processus de production, pour offrir au client ce dont il a réellement besoin préférablement à ce qu'il demande, et ainsi garantir la meilleure expérience d'utilisation, en générant de réels avantages. L’utilisateur gagne en flexibilité, est autonome d’un prestataire informatique extérieur et peut considérablement réduire ses coûts. » 


Enrichir la solution sans ajouter de complexité

En suivant cette logique, il est possible de faire évoluer l’outil sans ajouter de complexité, comme c’est encore trop souvent le cas dans une démarche traditionnelle. « Au-delà de l’expertise, nous nous nourrissons en permanence du feedback de l’utilisateur, que nous accompagnons sur le terrain, assure Steve. Nous voulons lui proposer un outil toujours plus intuitif, lui garantir la plus grande simplicité d’utilisation. Aujourd’hui, nous veillons à industrialiser la production pour répondre aux exigences des plus grands acteurs mondiaux. Nous continuons d'enrichir la solution de nouvelles fonctionnalités, pour accompagner les besoins de nos clients et de leurs partenaires, en facilitant par exemple la supervision des documents par des acteurs tiers, en automatisant au maximum la traduction, mais également en y ajoutant une couche d’intelligence artificielle pour permettre l’analyse de documents non-structurés. »



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