La gestion du reporting liée aux fonds d’investissement relève encore trop souvent de modèles opérationnels complexes, peu flexibles et coûteux. Aujourd’hui, la technologie permet de simplifier la production de ces documents tout en offrant aux équipes chargées de leur confection de gérer avec une plus grande autonomie les adaptations règlementaires ou celles émanant de nouveaux besoins clients.

Article publié dans le dossier "Fonds d'investissement" de l'édition de septembre 2018 d'AGEFI Luxembourg.


Tenus de répondre à des obligations réglementaires en matière de reporting financiers, les administrateurs de fonds doivent faire face à diverses problématiques. « Parce qu’il est encore considéré uniquement comme un centre de coûts, le reporting est souvent mal appréhendé. Au-delà de l’obligation réglementaire, il pourrait aussi être envisagé comme un moyen de se distinguer auprès d’une clientèle exigeante », commente Steve Verlinden, COO de Nadi Solutions, société technologique luxembourgeoise qui déploie une nouvelle plateforme numérique simplifiant la production des rapports financiers ou toute autre à destination des investisseurs. Si un rapport doit contenir un certain nombre d’éléments définis par les autorités, chacun est libre d’y inclure du contenu supplémentaire, relatif à la présentation du fonds, à la politique d’investissement ou tout autre élément pouvant susciter l’intérêt des investisseurs. « Et même, pourquoi pas, des vidéos et des animations. En la matière, il y a aujourd’hui beaucoup de possibilités de se distinguer à travers ces documents clés, dans la manière de présenter les éléments », poursuit Steve Verlinden.


Mieux gérer les adaptations réglementaires

D’autre part, l’évolution de la réglementation constitue une autre source de difficultés auxquelles sont confrontées les structures chargées de produire des rapports. Depuis quelques années, les chantiers réglementaires (UCITS IV, AIFMD, SFTR) se succèdent, exigeant des adaptations constantes et consommatrice d’energie, entrainant une complexification des procédures et une refonte des outils utilisés pour la production. « Aujourd’hui, quand les rapports ne sont pas élaborés manuellement, ce qui implique beaucoup d’efforts, leur production s’appuie sur des outils souvent obsolètes, peu flexibles, assure Steve Verlinden. En outre, l’externalisation de la production des rapports reste extrêmement couteuse et rend le professionnel du secteur financier dépendant d’un prestataire, avec une perte sur la maîtrise de la chaine de production. » L’utilisation de nouvelles technologies doit permettre aux utilisateurs de pouvoir adapter facilement les documents aux nouvelles normes en vigueur sans devoir repasser par la case « développement technique ».


Accélérer le cycle de production

Considérant le nombre d’intervenants nécessaires à l’établissement de ce type de rapport – les clients, les personnes en charge de la production, les auditeurs, les traducteurs... - et les procédures de contrôle à respecter, la production d’un document prend du temps. Avec un cycle de production de 4 à 6 mois, elle exige une bonne collaboration entre acteurs, pas toujours facile à mettre en œuvre, et un investissement important. « Pour beaucoup d’acteurs, l’enjeu est donc de simplifier la confection de ces rapports grâce à un meilleur usage des possibilités technologiques, assure Steve Verlinden. Il est essentiel que l’équipe en charge de leur production puisse agir plus facilement, avec une plus grande autonomie et une capacité accrue de s’adapter aux évolutions réglementaires. D’autre part, il faut parvenir à rassembler l’ensemble des intervenants autour d’une plateforme centralisée, pour mieux coordonner le production, avec une transparence accrue. »


Réduire le risque d’erreur

Dans cette perspective, Nadi Solutions a développé une plateforme novatrice, construite sur une base technologique solide, à partir de laquelle l’ensemble des acteurs impliqués dans la production du rapport peuvent plus facilement échanger et interagir, consulter les données transformées par le système et les vérifier. On peut de cette manière accélérer le cycle de production du rapport et réduire le risque d’erreur provenant d’un manque de communication entre les intervenants. « Grâce à la technologie, on peut accéder à une meilleure coordination entre la multiplicité d’intervenants. La transparence générée permet de travailler en confiance, commente Steve Verlinden. Le digital garantit une meilleure maîtrise et une meilleure exploitation des données. » En travaillant sur base d’une donnée centralisée, unique et vérifiée, le risque d’erreurs liées à de mauvaises manipulations ou à la dispersion des données peut être considérablement réduit. Une même information, prise à la source, peut être utilisée pour produire divers rapports et documents, tout en garantissant la plus grande cohérence.


La simplicité comme vecteur de productivité

nadi place la technologie au service de la simplicité. « Elle permet de de fluidifier le modèle opérationnel lié au reporting et d’accéder à des gains de productivité. La gestion des documents, tout comme les adaptations à apporter aux rapports, peuvent dès lors être assurées par une petite équipe autonome, qui ne dépend pas de l’IT ou de nouveaux développements », assure Steve Verlinden. En gagnant du temps, l’équipe opérationnelle en charge de la production des rapports va pouvoir concentrer ses efforts sur l’amélioration de l’offre, produire d’autres documents à plus haute valeur ajoutée. Dans cette optique, transformation digitale rime avec meilleure maîtrise, amélioration de la qualité, autonomie, réduction des efforts et des coûts liés à la production des documents ainsi que des risques. Dans cette perspective, par ailleurs l’humain reste au centre de la prise de décision.


Attached documents